Retour sur l’histoire du conflit Israélo-Arabe.

Le 6 décembre 2017, le Président des États-Unis Donald Trump déclarait officiellement Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Cette décision entraine alors de lourds heurts à la frontière entre Gaza et Israël, ayant fait 52 morts et 1 200 blessés. Donald Trump provoquait ainsi la colère des palestiniens et une vague de réprobations dans le monde entier. Mais pourquoi cette décision a-t-elle eu de telles conséquences ? Comment le conflit israélo-arabe a-t-il débuté ? Et quelles en sont les raisons ? Pourquoi le moyen-Orient est-il source de conflit depuis 1918 ? 

Les origine du conflit. 

La Palestine concentre beaucoup de tensions durant le 20ème siècle : la Palestine. Il faut rappeler qu’après avoir été sous autorité ottomane jusqu’à la Première Guerre Mondiale, elle constitue à partir de 1920 un mandat britannique. Pour bien comprendre toutes ces tensions, il faut d’abord définir un terme clé : le sionisme. C’est un mouvement qui vide à doter le peuple juif d’un État en Palestine, terre d’origine du judaïsme. Ce mouvement entraine plusieurs vagues d’immigration juive en Palestine, les alyas, favorisées par la montée de l’antisémitisme en Europe de l’Est, là où réside la majeure partie des juifs d’Europe. À partir de 1933, l’immigration juive s’accélère suite à la politique antisémite menée par Hitler en Allemagne. On passe ainsi de 24 000 juifs en 1882 à 443 000 en 1935. Or, en 1916,a fin de fragiliser l’Empire ottoman, les britanniques avaient promis aux arabes de les soutenir s’ils se rebellaient. Mais en 1917, ils s’engagent via la déclaration balfour, à aider la construction d’un foyer national juif en Palestine. Ils ont donc fait la même promesse, à deux peuples différents : les juifs, et les arabes, pour un même territoire, la Palestine. Cette situation créée des tensions de plus en plus importantes en Palestine entre juifs et arabes. Et en 1936, les Arabes de Palestine créent un Haut Comité Arabe souhaitant mettre fin au mandat britannique et à l’immigration juive. La répression britannique est sévère, des milliers d’arabes sont tués, mais le Royaume-Uni finit par accepter, en partie, en limitant cette immigration. Mais la Seconde Guerre Mondiale et le génocide juif renforcent la volonté sioniste d’un État refuge pour les juifs du monde entier. De son côté, le Royaume-Uni souhaite ménager les arabes pour continuer de rester présent sur le canal de Suez et continuer de limiter l’entrée en Palestine pour tous les immigrants juifs. 

La situation est particulièrement complexe. Le 11 juillet 1947, l’Exodus, navire transportant 4 500 juifs, pour beaucoup rescapés de la Shoah, se fait repousser par les britanniques et ramené à Hambourg dans des conditions très difficiles. C’est un drame qui choque l’opinion mondiale et qui pousse des dirigeants comme le président américain Truman, a soutenir la revendication sioniste. Face à la monté des tensions en Palestine entre juifs et arabes, mais aussi contre les autorités britanniques perçues comme des occupants, les Royaume-Uni met fin à son mandat sur la région. C’est alors qu’un événement clé se produit : la création de l’État d’Israël en 1948. Il marque le début officiel des guerres israélo-arabes et de nombreuses tensions mondiales. 

Voilà comment le conflit a débuté, et les conséquences immédiates qu’il a engendré. 

1947 marque al fin du mandat britannique sur la Palestine, et le partage du pays par l’ONU en un État juif et un État arabe. 1948 marque l’année de la Proclamation de l’État d’Israël par David Ben Gourion. Les États arabes regroupés dans La ligue Arabe refusent cette proclamation et le partage de l’ONU. 1948-49 : la première guerre israélo-arabe, avec une victoire israélienne à la clé. Conséquences : Israël s’agrandit et provoque l’exode de 750 000 Palestiniens, la Jordanie annexe la Cisjordanie, et l’Égypte annexe la Bande de Gaza. Cette guerre a une conséquence majeure, celle des réfugiés palestiniens dans tout le Proche et Moyen-Orient. 

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